Orange Passion court pour Flora

Orange Passion court pour Flora

Orange Passion est un programme de sponsoring interne du groupe Orange qui soutient les projets des salariés dans les domaines du sport et de la photo depuis 2006.

Un programme unique fait pour et par les salariés.

Ce qui fait l’originalité de Orange Passion : le salarié est à l’initiative en proposant de partager sa passion avec ses collègues.

En 2020, Orange Passion propose aux salariés Orange de participer au challenge entreprise de l’Odysséa dans toute la France. (espace privatisé, dossard, collation…)

Pour confirmer leur engagement et dans le cadre de la politique RSE (responsabilité sociale d’entreprise), Orange Passion les invite à réaliser un don au profit de l’association Centre Flora Tristan soutenue par la Fondation Orange.

Dates des courses et inscriptions sur l’intranet d’Orange.

En savoir plus sur Orange passion sur le compte twitter dédié au programme:

https://twitter.com/OrangePassionF

Contribution de la FNSF au grand débat national et au Grenelle “Violences conjugales”

 

Les priorités de la Fédération Nationale Solidarité Femmes pour le Grenelle sont :

1- Améliorer la protection, la sécurité des victimes de violences conjugales et leur soutien effectif 

➢ Améliorer la sécurité des femmes victimes des violences conjugales et garantir l’intérêt supérieur des enfants co-victimes de ces violences

Il est nécessaire de prendre en compte le danger de la continuité des violences conjugales après la séparation (violences post-séparation) en adaptant l’exercice de la parentalité :

– Introduire dans le code civil une définition claire et précise des violences conjugales

– Interdire la résidence alternée dans les situations de violences et la résidence principale des enfants chez l’agresseur

– Rendre effectif le prononcé de l’autorité parentale exclusive pour les victimes

– Permettre aux victimes de violences conjugales de quitter le domicile avec les enfants sans risque pour elles d’être sanctionnées

– Introduire la possibilité pour les victimes de dissimuler leur nouvelle adresse et donc le nouveau lieu de résidence des enfants et la nouvelle adresse de l’école

– Développer les lieux médiatisés et les mesures d’accompagnement protégé

  • Introduire une interdiction formelle et systématique du recours à la médiation familiale en cas de violences conjugales.
  • Augmenter le nombre de mesures de protection ou d’interdiction et assurer leur application: ordonnance de protection, téléphone grave danger, interdiction d’entrer en contact, éviction du domicile du compagnon violent, etc.
  • Mieux apprécier les risques encourus par les victimes par la création d’une grille d’évaluation nationale des critères relatifs à l’analyse du danger imminent (article 51 de la convention d’Istanbul).
  • Renforcer la protection, l’accès aux droits et la pérennité du droit au séjour de toutes les femmes étrangères victimes de violences

➢ Les centres d’écoute, d’accueil, d’hébergement et le logement des victimes de violences conjugales

  • Renforcer les services spécialisés pour femmes victimes de violences :

* plateformes d’écoute,

* centres d’accueil qui permettent un suivi hors hébergement comme les LEAO (Lieu d’Ecoute d’Accueil et d’Orientation) et les AJ (Accueil de Jour spécialisés femmes victimes de violences),

* référent.e.s violences conjugales

* centres d’hébergement spécifiques pour femmes victimes de violences et leurs enfants, y compris en créant de nouveaux centres ouverts 24/24h pour une mise en sécurité immédiate.

  • Renforcer l’accès au re-logement en bail direct (conventions bailleurs-associations, plateforme logement FNSF) ou le maintien au domicile conjugal des victimes de violences (attribution à la victime ou éviction du conjoint violent) en prenant en compte leur sécurité.

2- Assurer la répression pénale effective des violences conjugales et le suivi renforcé des auteurs

  • Toute plainte pour violences conjugales doit donner lieu à une enquête approfondie et une réponse pénale rapide assurant le prononcé de sanctions dissu asives à l’encontre des auteurs.
  • Généraliser la mise en place d’un bracelet électronique pour les auteurs de violences en pré et post-sentenciel afin de venir protéger efficacement les victimes.
  • Prévoir l’obligation d’information des victimes des dates de convocations du conjoint violent devant une institution judiciaire, des dates de sorties de garde à vue, d’incarcération, de liberté conditionnelle et de non respect du suivi socio-judiciaire, afin qu’elles puissent se mettre à l’abri du danger.
  • Mettre en place une véritable évaluation de la dangerosité des auteurs à travers des rencontres obligatoires et régulières de ces derniers avec des professionnel.le.s formé.e.s à cette évaluation notamment dans le cadre d’une enquête ou d’une information judiciaire, d’une sortie
    d’incarcération.
  • Prévoir un suivi renforcé des auteurs de violences conjugales dans les situations de danger encas d’attribution d’un TGD, d’un bracelet électronique, d’un placement sous contrôle judiciaire, d’une condamnation et à la suite d’une sortie d’incarcération, afin de mieux protéger les victimes et leurs enfants
  • Pénaliser les violences économiques en introduisant dans le code pénal une définition de ces violences

3- Renforcer la coordination

  • Créer des juridictions ou des pôles spécialisés chargées du traitement des dossiers de violences sexistes compétents en matière civile et pénale.
  • Renforcer dans toutes les institutions (police, gendarmerie, justice, santé, social) et les associations, le nombre de « référent·e·s violences » spécialisé·e·s chargés de l’accueil, l’orientation et le suivi du parcours des victimes.
  • Améliorer la coordination entre professionnel.le.s chargé.e.s du suivi socio judiciaire des auteurs de violences et ceux/celles des associations accompagnant les victimes

4- Développer les actions de prévention, d’éducation et de formation

  • Mettre en œuvre des actions systématiques d’éducation à l’égalité, de lutte contre les stéréotypes et de prévention des violences sexistes au sein de tous les établissements scolaires (de la maternelle au supérieur).
  • Assurer la formation de l’ensemble des professionnel·le·s sur les violences faites aux femmes (article 51 de la loi du 4 aout 2014) et la déconstruction des stéréotypes sexistes, en lien avec les associations engagées pour les droits des femmes.
  • Assurer les réalisations d’études régulières sur la prévalence et les conséquences des différentes violences faites aux femmes (croisement des données)
VIOLENCES CONJUGALES, ÉTRANGÈRE MAIS PAS SANS DROITS

VIOLENCES CONJUGALES, ÉTRANGÈRE MAIS PAS SANS DROITS

Solidarité Femmes lance une série de courtes vidéos, sous forme de MOOCs, destinées à :

  • l’information des femmes victimes de violences, en particulier étrangères,
  • la sensibilisation des professionnel.le.s.

Ces modules sont déclinés en trois épisodes :
1- Suis-je victime de violences ?
2- Que puis-je faire pour m’en sortir ?
3- Est-ce que je peux rester en France ?
Sortir de la violence, c’est retrouver une autonomie, déposer plainte, rassembler les preuves, entamer des procédures sur le plan pénal et civil, trouver un hébergement ou un logement, se reconstruire. Etc.
Pour les femmes étrangères souvent isolées, enfermées et éloignées de leurs proches, ne maîtrisant pas bien la langue et méconnaissant leurs droits, le parcours est souvent très compliqué. Leur agresseur les contrôle par des violences économiques et administratives avec interdiction de travailler, confiscation des ressources, des papiers d’identité ou passeports. Elles dépendent de lui pour les démarches administratives, moyen de pression supplémentaire pour qu’elles ne dénoncent pas les violences.

Accéder aux 9 spots
En plusieurs langues :
français traduite en langue des signes et sous titrage
langues anglais et portugais
Objectifs :
Informer sur les droits et orienter vers les
lieux ressources.

Une interview d’Yvette Roudy

Une interview d’Yvette Roudy

Les responsables du centre Flora Tristan, à l’occasion de ses quarante ans, ont  interviewé Yvette Roudy, figure majeure du combat pour les droits des femmes.

Le centre Flora Tristan est le 1er centre d’accueil des femmes victimes de violences conjugales,  mis en place en 1978 par l’association SOS Femmes Alternative et dont la présidente d’honneur fut Simone de Beauvoir. Ce  lieu pionnier  constitue donc un symbole fort des 1ères luttes contre les violences faites aux femmes.

Comment vous êtes- vous  inscrite dans ce combat ?

Beaucoup d’avancées notamment sur le plan législatif et une meilleure visibilité de cette problématique dans notre société, pourtant la prévalence de ce fléau reste très inquiétante et les moyens dévolus aux réseaux associatifs qui luttent contre ces violences largement insuffisants, quelle est votre analyse à ce niveau ?

Après quelques années d’une relative mise en veille, que pensez vous de la résurgence du mouvement féministe via les réseaux sociaux ?

Quels messages souhaitez-vous donner aux militantes ( bénévoles et salariées) et notamment celles du centre Flora Tristan qui accueillent au quotidien les femmes victimes de violences conjugales et qui les aident à se reconstruire ?

 

 

Une nouvelle Présidente pour SOS Femmes Alternative

Lors de l’Assemblée Générale du 5 Juin 2018, Fatima LALEM a été élue Présidente de SOS Femmes Alternative.

 

Économiste et sociologue, militante féministe

Adjointe au Maire de Paris en charge de l’Égalité femmes/hommes entre 2008 et 2014.  Militante féministes depuis ses 20 ans,  Fatima Lalem  a un  parcours  associatif  et militant très engagé en faveur des droits des femmes, de l’éducation à la sexualité, de l’interculturalité, de la laïcité et la citoyenneté.

Elle a ainsi exercé des responsabilités au Mouvement Français pour le Planning Familial, dont elle a été membre du bureau national et responsable de la commission nationale sur la contraception (2000-2007). Elle a également été membre du Conseil Supérieur de l’Information Sexuelle et animatrice d’un groupe de travail sur l’éducation à la sexualité (2004-2005). Elle s’est par ailleurs investie sur les questions de santé des femmes en tant que présidente de l’Adeca (Association départementale de dépistage du cancer du sein (2011-2014).

Engagée contre les violences faites aux femmes, elle a été vice-présidente d’ECVF – Elu.e.s contre les violences faites aux femmes (2012-2015). Son engagement pour les droits des femmes se double d’une attention particulière portée à l’interculturalité et à la citoyenneté. Elle a ainsi été présidente de l’Association pour le développement et la revalorisation de l’interculturel pour la citoyenneté (ADRIC) entre 2004 et 2008. Depuis 2016, elle est Secrétaire Générale de l’Assemblée des femmes et poursuit ses engagements auprès de L’ADRIC.