De nombreuses idées reçues circulent sur les violences faites aux femmes, qu’on peut entendre aussi bien dans les échanges quotidiens , dans les médias, ou encore dans les discours politiques. Elles témoignent d’une méconnaissance de la réalité des violences que subissent les femmes et de leurs mécanismes, ainsi que de la prégnance des stéréotypes sexistes dans nos sociétés.

Pour pouvoir penser dans sa complexité de problème des violences faites aux femmes, et agir collectivement contre elles, il est nécessaire de faire tomber ces stéréotypes.

Réalisée par l’association ECVF « Elues contre les Violences Faites aux Femmes »

IDEE RECUE N°1 : C’EST UN PROBLEME PRIVE

Lorsque l’on est témoin d’une situation de violences, l’une des réactions peut être de ne pas intervenir  entre un homme et une femme, entre un parent et son enfant, entre un enseignant et son élève, entre un collègue et une collègue.

Cet argument qui fait des violences une affaire exclusivement interpersonnelle, a longtemps justifié l’absence d’intervention de l’Etat et des collectivités territoriales, que ce soit en cas de violences dans la famille ou sur le lieu de travail.

Aujourd’hui, grâce à la mobilisation persistante des associations féministes et de défense des droits humains, la prise en compte des violences sexistes et sexuelles dans la Loi et l’action sociale a beaucoup progressé. Il n’en reste pas moins que perdurent, dans la population, des réticences à intervenir en cas de violences.

POURTANT, LOIN D’ÊTRE UNE AFFAIRE PRIVÉE, LA VIOLENCE EST UN FAIT SOCIAL LOURD
Les chiffres en témoignent :

Dans tous les cadres de vie :
• 5,8% des femmes ont été victimes d’agressions physiques soit plus de 900 000
• 3,5% des femmes ont été victimes d’agressions sexuelles y compris attouchements et pelotage soit                plus de 500 000
• 1,2% des femmes ont été victimes de tentatives de viol et viol soit environ 200 000
• 0,3% des femmes ont été victimes de viols soit 50 000
Dans le couple :
• 4,3% de femmes menacées ou injuriées
• 24,3% des femmes ont subi des pressions psychologiques répétées
• 2,5% des femmes ont été agressées physiquement
• 0,9% des femmes ont subi des viols et des actes sexuels imposés

10% DES FEMMES EN COUPLE SONT EN SITUATION DE VIOLENCES CONJUGALES

LES VIOLENCES CONJUGALES COÛTENT A MINIMA 6 849 000 EUROS PAR JOUR, SOIT 2,5 MILLIARDS D’EUROS PAR AN

Ces violences sont inacceptables, tant d’un point de vue humain que juridique ou constitutionnel. Elles ont aussi un coût important que les auteurs des violences font peser sur la société. Ainsi en France, selon les dernières estimations, les violences conjugales coûtent à minima 6 849 000 euros par jour, soit 2,5 milliards d’euros par an, en termes de santé, de mobilisation de la police et de la justice, de logement et de prestations sociales, d’intervention sociale et médico sociale, de perte de productivité en enfin en termes de coûts humains. A ces 2,5 milliards d’euros il faudrait encore ajouter le coût des violences sexistes et sexuelles perpétrées en dehors du couple : dans la famille, au travail, à l’école, dans l’espace public…..

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IDEE RECUE N°2 : LA VIOLENCE EST UN CONFLIT COMME UN AUTRE

Confondre Conflit et Violence, c’est expliquer la violence par des arguments relationnels.

Ce n’est pas distinguer la victime de son agresseur et penser que les deux parties en présence sont à égalité. Loin d’être anodin, cet amalgame minimise l’impact réel des violences sur les victimes et déresponsabilise les auteurs des violences et la société. Il s’inscrit dans un ensemble de présupposés qui banalisent les actes de violence.

LA VIOLENCE N’EST NI UN CONFLIT NI UN PROBLEME RELATIONNEL

Le conflit s’opère sur un mode relationnel.

Il suppose une situation de désaccord dans laquelle chaque opinion, différente ou opposée peut se faire entendre et se faire valoir.

La violence s’opère sur un mode unilatéral.

Seule la volonté de l’une des parties – et systématiquement de la même – s’exprime et est prise en compte.

Un conflit met en présence deux personnes à égalité, alors que le propre de la violence est de créer un système dans lequel l’une des parties est niée dans sa qualité de sujet et n’est jamais considérée comme l’égale de l’autre.

Dans un conflit, c’est tantôt l’une ou l’autre des parties qui voit sa position l’emporter. Dans la violence, c’est toujours la même personne qui subit les agressions et cède aux menaces.

La violence et le conflit ne renvoient donc pas à la même réalité.

Ce qui permet de distinguer la violence conjugale d’un simple conflit de couple, c’est l’asymétrie dans la relation. Dans un conflit de couple, l’identité de chacun est préservée, l’autre est respecté en tant que personne, ce qui n’est pas le cas lorsque l’enjeu est de dominer l’autre.

La confusion entre « violence » et « conflit » accrédite que les violences résultent de relations interpersonnelles difficiles, qu’elles sont le produit d’histoires personnelles et interpersonnelles.

Or, les violences faites aux femmes ne relèvent pas de problème privé ou relationnel : elles constituent un dysfonctionnement collectif, héritage d’une domination masculine historique.

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IDEE RECUE N°3 : ELLE L’A BIEN CHERCHE QUAND MEME

Cette remarque, souvent entendue, insinue que les victimes de violences ont provoqué ou poussé leur(s) agresseur(s) par leur comportement ou leur apparence.

Aux victimes de violences sexuelles plus particulièrement, il est ainsi reproché d’avoir fait de l’autostop ; d’avoir accepté que leur futur agresseur les raccompagne chez elles après une soirée amicale ; d’avoir mis une mini-jupe  ou tout simplement une jupe…

Elles deviennent ainsi coupables de ne pas voir fait ce qu’il fallait pour l’éviter : ne pas voir su manifester clairement leur refus, ne pas voir crié ou pas assez fort, ne pas s’être débattues pendant l’agression ou le viol…

Ces accusations reposent sur le mythe de la victime désignée du viol : une jeune femme, en jupe, violée par un inconnu dans un parking, un escalier ou une rue retirée.

Or, dans la réalité, très peu d’agressions ont lieu dans des endroits déserts

Lorsqu’elles se produisent dans des lieux publics, il s’agit de l’école ou d’un organisme para scolaire, d’un lieu de travail ou encore d’un lieu de soin (hôpital, cabinet médical…), autrement dit des lieux familiers où l’on devrait être en sécurité et en confiance avec les personnes que nous côtoyons régulièrement.

  • 83% des agressions sexuelles sont exercées par des personnes connues des victimes
  • 83% des agressions sexuelles sont effectivement exercées par des personnes connues des victimes dont elles n’avaient aucune raison de se méfier : conjoint, frère, oncle, père, grand-père…Elles sont principalement commises au domicile de la victime ou de l’agresseur.

Les lieux communément considérés comme sûrs sont donc ceux où se produisent le plus grand nombre d’agressions sexuelles dans des situations d’abus d’autorité de pouvoir ou de confiance.

Enfin, les enquêtes montrent que ni l’apparence ni le comportement ne constitue un facteur d’exposition aux violences.

Les véritables facteurs d’exposition sont :

Le sexe, l’âge (pour les mineur/es qui sont sur-exposés aux violences Parmi celles qui ont subi des viols et tentatives de viol, 40 % les ont vécues dans l’enfance (avant 15 ans), 16 % pendant l’adolescence et 44 % après 18 ans(5).

Le handicap et toutes les situations d’inégalité de pouvoir ou de capacité ainsi que les fragilités antécédentes (notamment les violences subies durant l’enfance : carence affective, maltraitances physiques ou psychologiques, agressions sexuelles)

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IDEE RECUE N°4 : CE N’EST PAS SA FAUTE IL EST VICTIME DE SES PULSIONS

Il n’est pas rare d’entendre que les violences sexuelles seraient le fait d’hommes asociaux et impulsifs. Certains discours les désignent comme étant des psychopathes, des alcooliques, des dépendants sexuels. Ils seraient victimes de leur misère sexuelle ou de leurs pulsions sexuelles incontrôlables.

En réalité, les agresseurs sont le plus souvent des hommes socialement bien insérés, souvent en couple et pères de famille.

Ils sont de tout âge : du mineur au retraité ; de toute nationalité, français ou étranger (sans surreprésentation des étrangers) : de tout milieu social : de l’ouvrier au cadre supérieur.

Même lorsque les victimes ne les connaissent pas, les agresseurs les avaient, eux, dans la plupart des cas, déjà repérées. En effet, les violences sexuelles résultent d’une observation minutieuse, de tests et de mise en place de circonstances pour dominer les femmes, les soumettre et les humilier.

Les violeurs sont comme des prédateurs qui :

  • Identifient les victimes potentielles et testent leurs limites
  • Planifient et préméditent leurs agressions en mettant en place des stratégies pour surprendre les victimes, les isoler physiquement, socialement etc…
  • Manifestent un fort contrôle de leurs impulsions et n’utilisent généralement que le degré de violence nécessaire à terroriser les victimes et à les contraindre à la soumission.

Agressions sexuelles et viols au travail

Les agresseurs qui commettent leurs crimes sur leur lieu de travail, appartiennent plus particulièrement à certaines professions qui permettent une autorité ou un ascendant.

  • Les professions médicales et paramédicales
  • Les métiers de l’enseignement, de l’animation et de la petite enfance
  • Les métiers à responsabilité d’encadrement (PDG, ingénieur, gérant de bar, entrepreneur, chef de service…)
  • Les métiers de la Loi et de l’Ordre (policier, militaire, gendarme, parlementaire, maire….)

La notoriété et l’apparente respectabilité dont ils bénéficient en tant que professionnels facilitent leur abus de pouvoir et l’occultation de leur violence.

LES VIOLS CONJUGAUX, LES PLUS NOMBREUX

Les violences exercées par un homme violent sur sa compagne sont liées au fait qu’il ne la considère pas comme une personne autonome et responsable, sujet à part entière, mais comme un objet lui appartenant, dont il peut contrôler tous les actes et à laquelle il peut imposer des rapports sexuels sans son consentement.

Il s’agit alors de viols conjugaux punis par la loi du 9 juillet 2010 –Article 222-2 du Code pénal.

Leur stratégie d’agresseur est bien réfléchie et leurs actes ne relèvent en rien d’une pulsion incontrôlable mais de la volonté d’exprimer un pouvoir lié à la domination masculine.

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IDEE RECUE N°5 : UN CONJOINT VIOLENT RESTE UN BON PERE

Le présupposé selon lequel un conjoint violent reste un bon père est encore très tenace dans notre société et est souvent justifié par l’étanchéité qui existerait entre la vie conjugale et la vie familiale.

Ainsi il est courant que la justice évince du domicile conjugal un conjoint violent, tout en lui accordant une garde alternée ou un droit de visite pour ses enfants. Le droit des pères l’emporte alors sur la sécurité des femmes et l’intérêt des enfants.

Les enfants ne sont pas les témoins des violences conjugales, ils en sont les victimes.

Il est aberrant d’entendre quelqu’un dire qu’un mari violent peut être un bon père, ou qu’un homme qui tabasse sa femme, ça ne concerne que le couple. L’enfant voit tout, comprend tout, alors il trinque tout autant.

Gilles Lazimi, médecin, coordinateur de campagnes contre les violences femmes aux femmes

Un enfant est toujours victime des violences conjugales subies par sa mère. Face aux humiliations, coups et menaces, sollicité pour prendre parti ou s’interposer, se sentant coupable, il perd toute sécurité intérieure et peut retourner contre lui ces violences. Pierre Lassus, psychothérapeute, directeur de l’Union Française pour le Sauvetage de l’Enfance.

On parle souvent des enfants comme des «  témoins passifs » de la violence. En réalité, plusieurs études démontrent que les enfants interpréter, prédire et évaluer activement leur rôle comme cause des violences. Ils s’inquiètent des conséquences, cherchent à résoudre le problème et prennent des dispositions pour se protéger ou protéger leurs frères et sœurs, voire leur mère tant au niveau physique qu’émotif.

LA VIOLENCE FACONNE LE RAPPORT AU MONDE DE L’ENFANT.

Il peut alors percevoir le monde comme un lieu où tout est imprévisible et dangereux. Il peut aussi devenir «  tolérant à la violence en croyant qu’elle est normale ou inévitable, ce qui l’amènera soit à reproduire des violences , soit à les subir sans être en mesure de demander de l’aide.

L’ONED (Observatoire de l’Enfance en Danger) et le service des droits des femmes et de l’égalité ont élaboré en 2012, le rapport : « les enfants exposés aux violences au sein du couple, recherches et pratiques » ils repèrent les effets suivants sur les enfants exposés à la violence :

  • Syndrome de stress post traumatique
  • Problèmes de santé
  • Perturbation de fonctionnement cognitif et émotionnel
  • Problèmes de comportement
  • Problèmes d’échec scolaire et problèmes sociaux

Ces répercussions sont catégorisées en deux classes :

  • Les problèmes extériorisés (dont l’agressivité et l’usage de la violence)
  • Les problèmes intériorisés (dont les comportements à risque et la dépression)

Au-delà de ces répercussions, des enfants sont utilisés par des conjoints violents pour étendre leur domination et continuer à atteindre leur compagne ou ex compagne. Cette violence par enfant(s) interposé(e)s peut aller jusqu’à l’assassinat des enfants.

Pour 2013, les chiffres officiels indiquent qu’il faut ajouter aux 121 femmes assassinées par leur (ex -)conjoint, 13 enfants tués en même temps que leurs mères. Les enfants représentent 11% des personnes assassinées par des pères violents. Par ailleurs 46 enfants étaient présents sur la scène de l’homicide ou au domicile et 118 enfants sont orphelins suite aux homicides au sein du couple.

Dans le cadre des violences au sein du couple, 21 victimes collatérales (dont 13 enfants mineurs) sont décédés en 2013. On compte aussi 20 enfants tués en raison de séparation difficiles par un parent violent tandis que l’autre parent n’est pas victime.

Dans les foyers où s’exerce de la violence au sein du couple on estime que 40% des enfants sont eux-mêmes victimes de violence de la part du parent violent.

La séparation est un moment très dangereux pour les femmes victimes de violences : 33% des meurtres conjugaux ont lieu à ce moment-là. C’est aussi à ce moment-là que la plupart des enfants exposés aux violences conjugales sont assassinées

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IDEE RECUE N°6: LES ENFANTS RACONTENT N’IMPORTE QUOI

Notre société tend à mettre en doute la parole des enfants qui dénoncent les violences sexuelles exercées contre eux par l’un de leurs parents, surtout si les parents sont en instance de de séparation. Dans ce cas, on se demande souvent si ce n’est pas la mère qui les manipule pour se venger de se venger de son ex-conjoint et faire obstacle à une garde alternée.

Pourtant il n’est guère étonnant que les révélations des enfants aient lieu après la séparation des parents, à un moment où ils peuvent parler après avoir été éloignés physiquement de leur agresseur et de son emprise.

Les résultats d’une étude réalisés par IPSOS évaluaient en Janvier 2009 à :

1 960 000 le nombre des personnes victimes d’inceste en France

80% de Filles  20% de Garçons

Cette estimation démontre que les violences sexuelles perpétrées sur des enfants par un membre de leur famille ne sont pas un phénomène marginal. Nous devons donc y être attentives et attentifs.

Il est vrai qu’un enfant victime de violences dont la parole a été étouffée, peut exprimer sa détresse, parfois avec violence. Son agressivité le dessert en nous le faisant considérer comme un enfant à problèmes plutôt que comme un enfant en danger.

Or, l’agressivité et l’échec scolaire des enfants et des adolescents/es constituent en réalité des symptômes révélateurs des violences vécues. Ils doivent nous alerter sur ce que ces enfants et ces jeunes peuvent être en train de subir ou avoir subi.

La société doit protéger ces enfants avant de penser à s’en protéger. Leur parole doit être entendue avec bienveillance.

La violence étant un apprentissage, la dangerosité de son impact sur la construction de la personnalité des enfants doit être prise en compte. Pour cela, la parole des enfants doit être entendue avec bienveillance et en toute indépendance des pressions ou des manipulations dont le parent accusé pourrait faire preuve pour se disculper.

Les violences faites aux femmes et la protection de l’enfance et de la jeunesse sont deux questions de société cruciales et interdépendantes dont il faut se saisir conjointement pour sortir de l’engrenage de la violence.

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IDEE RECUE N°7 : LES HOMMES AUSSI SONT VICTIMES DE LA VIOLENCE DES FEMMES

Meurtres entre conjoint/es: la réalité des chiffres

En 2013, 146 personnes ont été tuées par la personne avec laquelle elles vivaient.

Parmi les victimes, on compte 121 femmes et 25 hommes (dont 1 au sein d’un couple homosexuel masculin). Sur les 24 femmes qui ont tué leur conjoint 9 subissaient régulièrement des violences.

Ainsi les hommes sont responsables de 83% des meurtres au sein du couple.

Pour ce qui est des 17% de meurtres commis par les femmes, 37% ont lieu en situation de légitime défense.

Les hommes aussi sont victimes de violences sexuelles et l’écrasante majorité d’entre eux est victime d’autres hommes

Viols : la réalité des chiffres

En France au cours de leur vie :

Plus de 1 900 000 femmes et plus de 600 000 hommes ont été victimes d’une tentative de viol

Plus de 1 400 000 femmes et plus de 300 000 hommes ont été victimes d’un viol

Les études existantes ne réalisent pas d’analyse croisée entre le sexe des victimes et celui des agresseurs. En revanche, les statistiques du numéro vert « viols femmes informations » qui reçoit des appels de femmes et d’hommes victimes de violences sexuelles procèdent à ce croisement. Nous apprenons ainsi que sur les 26 815  témoignages d’agressions sexuelles recueillis par l’association 8% concernent des hommes et que 95% de ces agressions sont le fait d’autres hommes.

 

Il ne faut pas pour autant en conclure que la violence serait par essence masculine. La violence des hommes doit être renvoyée à leur éducation et à leur socialisation largement fondée sur le principe de domination. La violence joue un rôle primordial dans ce rapport de domination : elle est d’ailleurs internationalement reconnue comme comptant «  parmi les principaux mécanismes sociaux auxquels est due la subordination des femmes aux hommes ».

95% des hommes agressés sexuellement l’ont été par d’autres hommes

80% de ces violences ont eu lieu lors de l’enfance ou de l’adolescence.

L’argument de la violence des femmes n’est utilisé que pour minimiser les violences exercées à leur encontre. Il sert aussi à brouiller la réflexion sur la réalité des violences dont les hommes sont victimes. Les chiffres de Viols Femmes Informations » révèlent que 80% des violences sexuelles exercées contre des hommes ont eu lieu lors de leur enfance ou adolescence. Une telle donnée doit nous conduire à une véritable politique de protection des enfants filles et garçons, et non à une campagne de désinformation sur les violences faites aux femmes.

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